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- "Couleur et poésie au fil de la vie" aux éditions Bénévent
- "Jardin des mots" chez Thebookedition
- "Mots en farandole" chez Thebookedition

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-    Aujourd’hui, je suis au rendez-vous
     Discrètement je sonne chez vous.
-    Dites-moi, qui êtes-vous ?
-    Je suis la petite voix qui vous parle au téléphone,
     La petite voix qui ne ressemble à personne,
     À personne autre qu’à moi,
     À moi qui vous parle tout bas.
-    Dites-moi, que voulez-vous ?
-    Rien d’autre que vous dire « Je suis là »,
     Dans le creux de l’oreille, je vous glisse un baiser,
     Un baiser au seuil de cette journée.
-    Dites-moi, reviendrez-vous ?
-    Je ne sais pas, les jours ne se ressemblent pas,
     Je ne sais pas, ne m’attendez pas,
     Je ne sais pas, je ne suis qu’une petite voix,
     Tout ne dépend pas de moi…
-    Attendez, ne coupez pas…..
-    (silence)…………….


ABC

par ABC
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Fantômes et fantomette

Francesca, Renata ou Paula, elle-même ne s’en souvient pas, petite fantomette, bien sympathique en tout cas. Son nom ne pouvait pas ne pas se terminer en a, avec une mère roumaine et un père italien, qui d’un pays à l’autre la promenèrent sans s’en faire à travers les souterrains, les labyrinthes et les caves austères des châteaux des rois qu’ensemble, à minuit, ils visitèrent pour troubler l’atmosphère régnant sur notre terre…
Un père et un oncle, vieux fantômes jumeaux de 40 ans, qui, dés l’enfance, lui apprirent comment se faire ouvrir toutes les portes, toutes les grilles et même les ponts-levis. Combien de fois, se souvient-elle, ont-ils fait trembler un pauvre portier prétextant avoir oublié ses clefs pour les empêcher d’entrer ?
Une mère douce et solitaire qui pour réchauffer leur misère chantait dans la nuit noire, les légendes et les désespoirs des princes et princesses condamnés à habiter dans leurs châteaux hantés…
Et si je vous parle d’elle, petite Francesca, Renata ou Paula, héroïne de mes contes à moi, c’est que pour le bonheur de ce que j’aime, j’invente des histoires à lire chaque soir……..

ABC

(consigne de
mamirène)




par ABC
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Une consigne, un concours, un thème proposé et naît l’écrit. Peut-on écrire sans se dire ?
    La première relecture est littéraire ne pas se laisser distraire, revoir le style, l’orthographe et la grammaire. La seconde lecture est critique, le sujet est-il respecté, n’ai-je pas divagué ? La troisième lecture est complice, sans artifice, je pose le point final et je signe.
    Avec le recul, le temps ayant fait son temps, je relis et me surprends. Est-ce bien moi qui ai écrit cela ? Pourquoi ? Bien rare que je ne trouve pas derrière le jeu de la consigne, du concours, du thème imposé, une petite parcelle de moi qui se révèle là….
    Peut-on écrire sans se dire ?

ABC


par ABC
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Chère ABC,

    C’est avec étonnement et perplexité que nous venons de lire ton courrier. Nous voulions juste permettre à nos amis de décharger leurs batteries survoltées. Tu as choisi de nous renvoyer la balle, nous l’attrapons au vol avant qu’elle ne tombe au sol.
    Chacune d’entre nous va devoir te répondre, le jeu étant de correspondre. Cette lettre reste donc inachevée. Une à une nous viendrons la compléter en fonction de nos tempéraments bien évidemment……
    À bientôt donc A.B.C.

L’équipe de choc, solide comme un roc


suite de la consigne des
équipières

 L'équipe de choc répondra -t-elle ? Affaire à suivre................

Et pour ceux qui se demandent si l'on m'attaque ou quel est mon état de santé, vous pouvez être rassurés tout ceci n'est qu'un jeu !!!! (ne riez pas cela m'a été demandé par commentaires, par mail et par téléphone, c'est moi qui en ris encore !)


ABC



par ABC
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                                                                                                                   Blogosphère, le 14 mai 2008

Chères équipières,

    Ne craigniez-vous donc point ma colère ? Depuis des mois sur la blogosphère je cherche à répandre une atmosphère de bonheur tout en fleurs et en couleurs et vous, vous souhaiteriez qu’en une lettre je déverse ma hargne contre quoi, contre qui voudriez-vous que je m’acharne ?
    Vous avez tenté de maudire notre univers. Vous nous avez soulevés contre le président du syndicat des libraires…. Et maintenant vous nous suppliez d’attaquer un ennemi que vous ne connaissez pas mais supposez pour chacun de vos candidats. Non contentes de le proposer vous osez sur nos blogs venir nous relancer : insouciance, indécence, intolérance, j’en perds toute ma patience !
    Contre vous et vous seuls aujourd‘hui je suis révoltée, jeunes insensées, petites écervelées……. Pourtant mon cœur n’a plus de place pour les revanches et les vengeances. Je vais peut-être vous contrarier, est-ce le début de la sérénité,  vous m’avez aiguillonnée mais point démontée. Je ne suis pas une enragée, je vous conserve mon amitié….
    Si j’ai cru bon de vous écrire, est-ce juste pour vous obéir ou pour, à ma manière, calmer mes nerfs, chères équipières ?

Très sincèrement

Une amie tout sourire et allergique à la colère



consigne des
équipières, la réponse à cette lettre paraitra demain.





par ABC
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Un nouveau livre écrit pour mes petits enfants et les enfants de Panissières sans lesquels il n'aurait pas vu le jour :



Mots en farandole
Annick CHEYLUS




Poésies et fantaisies
Rimes et comptines
Fables et histoires
Enfants amusez-vous
Ce livre est pour vous
un cadeau
Tout en mots !



Collection plume au bout des doigts
Imprimé chez thebookedition



ABC



par ABC
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Les oiseaux affolés s’envolent, les nuages s’amoncellent, le ciel s’obscurcit, l’orage menace…….. Et pourtant je souris avec audace.
Depuis l’Antiquité, les hommes se sont obstinés à vouloir maîtriser le monde, le temps, les gens. De Jules César à Mao en passant par Napoléon tous ont tenté d’être les maîtres de la terre de construire des empires, des mégalopoles et autres mégapoles, tous ont échoué, grandeur et vanité….
Et moi jeune fillette blonde de douze ans, je refuse de me casser les dents dans un monde de conquérants. Je laisse les grands courir après leurs utopies, leurs folies, leurs paradis terrestres, artificiels ou fiscaux. Je ne vois aucun intérêt à leurs ambitions sous forme de poursuites et de rodéos…
Mon cœur semblable à un vase en cristal se rafraîchit avec de l’eau. J’aime la nature, les oiseaux, les nuages et tout ce qui rend notre monde beau….
……………………………………………………………………………………..................................................................................................................................................................
Quand les oiseaux affolés s’envolent, que les nuages s’amoncellent, que le ciel s’obscurcit, que l’orage menace, oui je souris avec audace et cours dans les prés derrière les oiseaux, derrière les nuages espérant que l’orage me laissera un temps de répit pour trouver un doux nid en guise d’abri…. De là je le regarderais éclater, en cascade tomber avant de se calmer. La nature me fait rêver ! ...................................................................................................................................................................................................................................................................................................
La petite fille a grandi, ses cheveux se sont assombris, son regard sur le monde aussi. Ses rêves sont toujours présents et, dans son cœur, chaque jour de bonheur emplit le vase en cristal d’une goutte d’eau fraîche…

ABC

Selon la consigne d'
Irène


par ABC
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Des pensées :



C’est bien peu de dire que j’ai pensé à vous, mes pensées n’ont fait que se multiplier, elles étaient légères et colorées. De pensées en pensées, elles ont prospéré formant un tapis sous mes pieds…..
Pouviez-vous penser que j’ai tant de pensées pour vous ?
Et pourtant toutes ces pensées sont à vous !!!





























ABC


par ABC
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D’abord un port, son phare, sa jetée, ses écluses et ses bateaux. De folles équipées à vélo pour rencontrer à bord marins et matelots….
Ensuite une plage, des kilomètres de plage, promenades sans fin sur le sable fin, un courage certain pour prendre un bain, l’été quelques méduses flottant sur l’eau….
Puis une digue, rendez-vous des copains, des moules - frites et cornets d’amour, nous étions jeunes, printemps, été, automne, hiver : allers et retours, discussions, contemplations, quelques farces aux badauds…..
Une ambiance, des grandes marées aux vagues déferlant sur la jetée, le vent, le brouillard et la corne de brume, vague à l’âme et mélancolie, beauté et poésie, spectacle derrière les carreaux, je rêvais, j’étais au chaud….
Dunkerque, Malo, Bray Dune, De Panne, Ostende, de la France à la Belgique, une frontière pas une barrière, échappées de jeunesse, bicyclettes et liesse….
Souvenirs d’adolescence, période d’insouciance…..
Chaque rivage a ses charmes, la mer du Nord  a ses secrets, une vie que j’aimais……

ABC

Selon la consigne de Papier libre
par ABC
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Petite nouvelles  écrite pour le concours du printemps des bibliothèques des Montagnes du Matin :





Connaissez-vous par hasard, l’histoire de ma mare, une histoire qui se raconte le soir au moment de dire bonsoir juste quand il se met à faire bien noir ?

C’est une histoire qui gargouille avec des animaux qui grouillent dans la patouille, une histoire de grenouilles vivant dans une citrouille.

Tous les soirs, au bord de la mare, la reine des grenouilles fait enrager ses patrouilles :
-    Aux pas les crapauds, rien ne sert de faire les beaux, rejoignez vos bataillons…
-    En avant les grenouilles courez à la farfouille et tant pis pour la gadouille…
-    Je tiens à mon festin dès le petit matin.

Crapauds et grenouilles s’empressent d’obéir non sans maudire cette reine qui, bien que souveraine, les insupporte avec ses vices et ses caprices. Tout bas, ils murmurent :

-    Ce n’est pas une reine, c’est un cataclysme !

Si par malheur la reine les entend, attention les enfants, toute la mare frissonne sous son emportement : elle tempête, elle postillonne, elle divague et fait des vagues…. Ma mare n’est plus une mare mais un océan bousculé par un ouragan ! Toute la nuit est en furie, le vent aussi rugit, et moi je tremble dans mon lit……
Pour rétablir le calme tout son régiment n’a plus qu’à rentrer dans le rang, à marcher aux pas, malgré les injures et les crachats….

Quand la reine est en colère, il faut la satisfaire, accomplir son devoir, ne jamais la décevoir.
Mais que veut-elle leur faire faire, pourquoi tant de manières ? c’est une vieille histoire qui remonte à ma mémoire chaque soir dès qu’il fait noir.

Une simple histoire de grenouilles qui me flanque la trouille  et voilà que j’en bafouille !
Maintenant je ne peux plus me taire, je me dois de vous révéler ce mystère qui fait de ma mare un endroit unique, un peu cynique et finalement presque comique si elle ne se passait pas toujours la nuit, à l’heure des chauves-souris …

Il fait donc noir au bord de ma mare, crapauds et grenouilles se sont mis à la tambouille, pour préparer le festin exigé par la reine chaque matin. Les crapauds ramassent, entassent les vers et les lentilles d’eau, les libellules et les moucherons qu’ils découpent en morceaux en rythmant tous leurs mouvements de stridents coassements. Ils arrivent même à réveiller les serpents qui s’approchent en rampant prêts à les mordre à pleines dents. Le spectacle est terrifiant….

Les grenouilles font chauffer la marmite en brûlant des termites  agglutinés sur les brindilles qu’elles ont récoltées dans les prés.

Du haut de la citrouille, la reine paraît sommeiller, mais bien éveillée elle est prête à blâmer le premier ou la première qu’elle surprendrait à flâner.

Ici je suis bien obligée d’ouvrir une parenthèse pour vous préciser que toute cette mascarade reprise chaque nuit est due en partie à mon arrière-grand-père, mon dieu quelle affaire !

Un soir en rentrant un peu tard mon aïeul, sans la voir, est tombé dans la mare. Pataugeant dans la boue, le pauvre homme s’en est sorti en y laissant au fond de la vase une de ses bottes qui d’année en année s’envase. Dans la botte restait une chaussette dudit grand-père, dépareillant une paire tricotée par l’arrière-grand-mère qui, dit-on, en est morte de colère !!!

La reine des grenouilles, ce soir-là, soir de pleine lune, avait vu la chaussette, couleur de prune, briller dans la brume et prise d’un accès d’adoration  pour  ses reflets colorés ne voulut plus jamais s’en passer !

Elle exigea alors de ses sujets qu’ils lui servent chaque matin, dans la salle à manger de la citrouille, une chaude ratatouille, à la mode grenouille, servie dans la chaussette de l’arrière-grand-père qui maintenant repose au cimetière et n’a plus rien à en faire !

Le peuple batracien n’y peut rien mais cette histoire a transformé son univers en mini enfer, à cause de la reine des grenouilles qui le jour de la chute du grand-père venait d’apprendre, par radio grenouille, combien elle était populaire, puisque son nom avait été choisi pour baptiser la plus belle et la meilleure des pommes : « Reine des reinettes »… Cela l’a tellement gonflée d’orgueil, elle qui n’y connaissait rien à l’orthographe, que, depuis, elle mène son monde à la baguette pour être servie et respectée à défaut d’être aimée !

Souhaitons seulement, en guise de conclusion, que l’histoire de ma mare ne vous donne pas de cauchemars et qu’au chaud dans votre lit, vous passiez une bonne nuit.

Texte :ABC, photo : Gérard Méry

par ABC
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